Nos Instruments

La cornemuse Ecossaise

 

LES CORNEMUSES 

 

GRANDE CORNEMUSE D’ECOSSE, BINIOU BRETON...

 

Ce sont des instruments à vent, à réserve d’air et à anches, entre autres caractéristiques.

 

1/4 Les cornemuses parmi les instruments à vent

 

Les instruments à vent sont aussi variés que l’orgue, le clairon, la clarinette, l’ocarina, la cornemuse, sans oublier les pseudo instruments ; ces derniers se jouent à partir de matériel minéral, végétal ou animal.

Certains sont appelés les cuivres : cor d’harmonie, trompette, saxophone...

 D’autres sont appelés les bois : basson, clarinette, cor anglais, hautbois...Les cornemuses en font partie, ainsi que les bombardes (hautbois « primitifs »).

D’autres encore sont particuliers : orgue, accordéon...

 Nota : certains « bois » ont été réalisés dans d’autres matériaux de base comme l’ivoire ou la corne, le verre, les matières plastiques, les métaux...mais peuvent aussi comporter des éléments, musicaux ou décoratifs, dans ces matières. La liste de ces matériaux est presque infinie.

 

2/4 Les cornemuses parmi les instruments à réserve d’air

 

Les instruments à réserve d’air permettent généralement un jeu continu. Cependant, certains musiciens, au moyen de leurs joues gonflées et une respiration adaptée, jouent de certains instruments de manière continue (hautbois, flûtes...). D’autres instruments ont un soufflet qui emmagasine l’air : c’est le cas des accordéons.Les orgues sont alimentées par de l’air pulsé : pédalier et soufflet pour certains guide-chants et harmoniums, soufflerie à pédalier, mécanique ou motorisée pour les orgues.

 Les cornemuses ont une réserve d’air en forme d’outre : la poche a été (et est encore, parfois) confectionnées au moyen de la peau d’un animal (chèvre, mouton...) rendue étanche au moyen de divers plâtrages ou mixtures. De nos jours, on utilise de plus en plus de poches réalisées en matière synthétique (Goretex). Sur cette peau sont attachées, par des ligatures, des souches fixes portant à leur tour divers tuyaux : porte-vent, flûte, bourdon(s)...L’air est fourni, le plus souvent, par le souffle du musicien (cornemuses d’Ecosse, de Bretagne, par exemple), ce qui pose d’ailleurs un problème récurrent d’humidité dans la poche, les anches, les tuyaux. Certaines cornemuses, consommant peu d’air (instruments « de salon ») comportent un petit soufflet animé par l’instrumentiste (uillean pipe irlandais, par exemple). 

Pour conclure ce paragraphe, on rappelle que la plupart des cornemuses sont tournées dans des bois qui offrent de bonnes qualités de sonorité et de solidité, comme le buis et l’ébène surtout, mais aussi dans d’autres bois du pays ou exotiques.

 

3/4 Les cornemuses parmi les instruments à anches

 Dans la grande famille des instruments à vent, le son peut être obtenu de manière très variée : vibration des lèvres

 (clairon...), souffle direct (biniou breton...) ou par un soufflet dans une poche (uillean pipe irlandais), grand soufflet

 (accordéon...), ou sifflement dans ou près d’un orifice (flûtes...) et d’autres encore.

 Certains instruments comportent un sifflet (pipeau...), d’autres des anches (clarinette, cornemuses...). On distingue parmi les anches simples (saxophones...) et les anches doubles (hautbois...). En réalité, il existe des anches simples en lame (clarinette...) et des anches simples en bambou fendu ou même en matière plastique (bourdons des cornemuses) ; ces dernières jouent une note fixe, car elles ne sont pas accessibles directement : c’est la note de bourdon, dite encore note de pédale, par allusion aux orgues. Les anches doubles sont en bambou, en roseau ou dans tout autre bois (et même en fibre de carbone). Elles peuvent être pincées (basson, bombarde...) ou non, car inaccessibles (cornemuses).

 On remarque donc que toutes les anches des cornemuses sont inaccessibles pendant le jeu du musicien. On dit que ce sont des anches libres, comme celles de l’orgue ou de l’accordéon, d’ailleurs. L’association des anches libres et du son continu oblige les joueurs de cornemuse à une technique particulière, dans laquelle les notes de séparation jouent un rôle essentiel : pas d’arrêt dans le jeu, pas de coups de langue, pas de variation du volume...

 Le joueur de cornemuse d’Ecosse ou de biniou breton remplit par un tuyau une poche en peau dont l’air se répartit ensuite entre la flûte (mélodie) et les bourdons (note fixe). Le tout nécessite une attitude et une synchronisation des mouvements très particulières, qui requièrent un entraînement rigoureux, même s’il existe parfois des instruments d’étude plus faciles.

 

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La Bombarde

La bombarde est un instrument à vent de la famille des aérophones à anches double. Des traces anciennes d’instruments similaires sont retrouvées partout en Europe, au Moyen Orient et en Asie.
Le Moyen - Age est l’âge d’or des bombardes, alors nommées Chalemie, leur diffusion touche toute l’Europe Occidentale. A cette époque les populations étaient essentiellement rurales. Fêtes champêtres et autres réjouissances populaires sont animées au son puissant de la Chalemie par des musiciens de métiers.
Il en est de même dans la société traditionnelle bretonne. La bombarde jouée par un sonneur est un instrument traditionnel de plein air qui accompagne les danses.
Les plus anciennes représentations que l’on en est sont des sculptures et des tableaux liturgiques datant du XVIème siècle, représentant la bombarde et le biniou comme des instruments diaboliques.
A l’heure actuelle la bombarde est utilisée principalement en Bretagne, mais elle a des cousines un peu partout, notamment dans le Languedoc : la graile, en Espagne : la dolçaina, la grailla seca, la grailla dolça, ou encore en Asie, en Orient et en Afrique du Nord.

La bombarde est un instrument diatonique à deux octaves, elle est composée de deux ou trois parties qui s’assemblent. Le corps de la bombarde (ou fût) est percé coniquement sur toute sa longueur, c’est pourquoi certaines anciennes bombardes ont un corps en deux parties, l’alésage était impossible sur de si grandes longueur (à l’époque !). La bombarde se termine par une pièce nommé « pavillon », elle a pour but une meilleure émission du son. Le corps de la bombarde est percé de six à sept trous, voire plus pour les bombardes modernes avec clés de demi ton. Le septième trou est obturé par une clé « papillon » (ambidextre) sur les anciennes bombardes. De nos jours le clétage s’inspire selon les luthiers de cléterie de hautbois ou de clarinette.

Mais que serait la bombarde sans son ANCHE, c’est elle qui est la source des vibrations sonores. Elle mesure environ 44 mm et est composé de deux lamelles de roseau (Arundo Donax, autrefois certains sonneurs les fabriquaient en buis ou encore en paille de seigle) ligaturées par un fil poissé sur un tube conique de laiton, muni d’un liège ou d’une ligature à son autre extrémité.

 

Le Biniou-Coz

Le biniou-coz est la plus petite des cornemuses depuis le XVIIIème siècle, il sonne à l’octave de la bombarde.L’iconographie des cornemuses antérieures à la Révolution de 1789 représente un lévriad égal ou supérieur en taille à la bombarde, comme dans d’autres pays d’Europe (celui ci rappelant l’actuelle veuze du pays Nantais). On pense aujourd'hui que la réduction du lévriad n’aurait pas été progressive mais plutôt rapide au début du XIXème siècle. Cette montée d’octave du biniou a pu être motivée dans un but de modernité, de puissance sonore, d’une demande très forte du couple biniou - bombarde ou de la combinaison des trois. Ce type de jeu décalé d’une octave est très rare, voire unique. On le retrouve cependant en Italie avec le couple Piffaro – Zampogne, en formule inverse cornemuse grave et hautbois aigu.
L’appellation biniou-coz est apparue dans les années cinquante pour le différencier de sa cousine la cornemuse écossaise, en plein essor en Bretagne avec la création des bagadou.

 

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Date de dernière mise à jour : 15/07/2014