LA RESPIRATION

 

La respiration, qui joue un rôle vital chez les humains, entre autres...sans oublier les chanteurs, les musiciens et autres sportifs. Cette fonction comprend deux phases :

l’inspiration et l’expiration. Dans la pratique vocale et instrumentale –instruments à vent, en particulier- on ne prend pas toujours assez en compte l’importance de la respiration.

L’inspiration

On se rend compte de l’intérêt que présente la reprise rapide de souffle, entre deux phrases ou séquences, comme les chanteurs et musiciens doivent souvent la réaliser. Il est évident que l’on doit inspirer autant d’air qu’on doive ou souhaite pouvoir expirer par la suite, et ce plus ou moins rapidement. Essayons de comprendre comment ces phases fonctionnent. Il s’agit d’une contraction du diaphragme du haut vers le bas et d’une augmentation du volume de la cage thoracique, longitudinalement  et latéralement.

L’entraînement consiste d’abord à dissocier ces deux fonctions, soit le travail sur le  diaphragme, puis sur la cage thoracique...puis les deux, simultanément :

- La contraction volontaire du diaphragme associée à l’inspiration, en principe complète, puis,

- L’élargissement volontaire de la cage thoracique, qui permet d’inspirer davantage d’air que la normale...

Ce qui prouve, s’il en est besoin, que le travail sur le diaphragme et sur la cage thoracique est indispensable, et ces deux exercices complémentaires, si l’on veut exécuter la meilleure inspiration possible.

- Enfin, associer ces deux types d’exercices, ce qui va provoquer une inspiration longue et tranquille.

On peut aussi commencer par augmenter la capacité thoracique, puis abaisser le diaphragme, toujours de manière volontaire.

Revenir au premier exercice, qu’il faut alors pratiquer de plus en plus vite, comme le nécessite souvent la pratique vocale ou instrumentale, et aussi de certains sports.

On remarque qu’une inspiration profonde exige aussi une ouverture suffisante de la gorge, ce qui nécessite un travail consistant à commander l’ouverture de la glotte, afin de laisser passer le plus d’air possible dans le minimum de temps, donc assurer un débit optimal :

ouverture de la glotte, abaissement de la langue, le tout sans émettre de sifflement. Ceci peut être comparé au halètement après un grand effort...ou sous la douche froide.

L’expiration

Après un travail sur l’inspiration, il s’agit de bien expirer l’air, en fonction de ce que requiert telle pratique vocale, instrumentale ou encore sportive. D’abord, et quant à la manière de respirer, les besoins et les techniques sont variés ; même en musique traditionnelle bretonne, le biniaouer (joueur de cornemuse) et le talabarder (joueur de bombarde)  expirent l’air de manière très différente ! Par contre, lors d’épreuves de spirométrie, chanteurs et musiciens sont atypiques, car ils ne savent pas vider leurs poumons en un instant, comme le voudrait la Faculté, mais sont accoutumés à une expiration lente, régulière et ferme –fortes tensions dans la cavité buccale, assurent les dentistes-.

C’est la contraction des muscles de la taille qui joue un rôle essentiel, et le diaphragme revient progressivement vers le haut ; les divers muscles jouant un rôle antagoniste, entre eux, et aussi suivant que l’on inspire ou expire. Les muscles ainsi contractés font remonter le diaphragme, tandis que la cage thoracique réduit de volume. Ces antagonismes sont classiques dans beaucoup d’actions musculaires du corps humain. Tous ces mouvements, en partie innés, en partie acquis, deviennent automatiques et ainsi, les muscles de la taille font remonter le diaphragme ainsi que les organes situés au-dessous.

La Médecine assure que ces mouvements importants du diaphragme et des organes ne peuvent être que bénéfiques pour ceux qui les pratiquent...ouf, si l’on peut dire !

Après avoir lu ces lignes, on peut se demander si l’apprentissage raisonné de la respiration ne risque pas de rebuter les apprentis musiciens ou chanteurs. En fait, comme indiqué ci-dessus, une part du travail est instinctive avec, selon les individus, plus ou moins de succès. Du reste, de tout temps et en tout lieu, il y a (eu) de bons musiciens, de bons sportifs, de bons chanteurs, alors même que l’anatomie, la physiologie et les techniques de la respiration étaient (et sont) sans doute plus ou moins bien connues.

Ces techniques permettent à chacun(e) d’améliorer sa pratique musicale, vocale ou sportive en connaissance de cause.

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Date de dernière mise à jour : 15/07/2014